[{"data":1,"prerenderedAt":866},["ShallowReactive",2],{"accueil-livres":3,"accueil-articles":646},[4,331,513],{"id":5,"title":6,"acheter":7,"annee":7,"body":8,"collection":7,"correctrice":7,"couverture":310,"description":311,"editeur":312,"editrice":7,"extension":313,"extrait":7,"genre":314,"illustrations":315,"illustratrice":224,"isbn":7,"meta":322,"navigation":323,"ordre":324,"path":325,"seo":326,"sousTitre":327,"statut":328,"stem":329,"__hash__":330},"livres\u002Flivres\u002Fia-une-odyssee-humaine.md","IA : une odyssée humaine",null,{"type":9,"value":10,"toc":292},"minimark",[11,16,20,35,53,56,59,63,66,71,76,82,86,92,98,104,108,114,120,124,130,136,140,146,159,163,169,175,179,185,191,195,204,208,215,226,229,233,238,264,270,277,289],[12,13,15],"h2",{"id":14},"le-livre","Le livre",[17,18,19],"p",{},"L'intelligence artificielle ne nous pose pas d'abord une question technique,\nmais une question d'humanité : que reste-t-il de vivant quand des systèmes\npeuvent écrire, raisonner, créer et décider à notre place ? Au lieu de céder à\nla techno-béatitude ou au catastrophisme, ce livre propose une autre voie —\ncomprendre ce qui est irréductiblement humain, et le revendiquer.",[17,21,22,25,26,29,30,34],{},[23,24,6],"em",{}," ne se limite pas à l'IA générative. Il remonte le\nfantasme du robot depuis Héphaïstos et le syndrome de Frankenstein jusqu'au\nmonologue final de ",[23,27,28],{},"Blade Runner",", traverse Timothy Leary, le manifeste cyborg\nde Donna Haraway, la conférence de Dartmouth de 1956, les neurosciences et la\nphénoménologie, pour raconter la montée de ",[31,32,33],"strong",{},"Numericus",", l'« espèce numérique »\nnée des algorithmes et des réseaux.",[17,36,37,38,41,42,41,45,48,49,52],{},"En croisant géopolitique du numérique (GAFAM, souveraineté), neurosciences\n(Damásio, Kahneman, Gigerenzer), philosophie (Kant, Sartre, Zuboff) et mythes\ncontemporains (",[23,39,40],{},"Matrix",", ",[23,43,44],{},"Le Seigneur des Anneaux",[23,46,47],{},"Je suis une légende",",\n",[23,50,51],{},"Game of Thrones","), l'essai explore une question simple : comment cohabiter avec\nNumericus sans nous dissoudre en elle, comment faire de cette présence une force\nplutôt qu'une dépendance ?",[17,54,55],{},"La clé se trouve dans le chaos du vivant, cette variabilité humaine qu'aucun\nalgorithme ne peut capturer. La dernière partie ouvre sur des pistes d'action\nconcrètes : reprendre les outils, cultiver le sens, réinvestir le corps, les\nliens, le sacré et le chaos créatif pour rester des êtres vivants dans un monde\nde machines.",[17,57,58],{},"Ce livre n'est pas un manifeste anti-tech : c'est une odyssée pour ceux qui\nveulent comprendre, pas pour ceux qui veulent simplement avoir peur.",[12,60,62],{"id":61},"la-table-des-matières","La table des matières",[17,64,65],{},"Sept mouvements, quatorze chapitres. Chacun porte le titre d'une chanson : le\nlivre se lit autant qu'il s'écoute.",[17,67,68],{},[31,69,70],{},"Avant-propos",[72,73,75],"h3",{"id":74},"prélude","Prélude",[17,77,78,81],{},[31,79,80],{},"New Life"," — Les illusions perdues. Le rêve utopique des années 1980, le\nbasculement des années 2000, réapprendre à vivre avec l'ambivalence\ntechnologique.",[72,83,85],{"id":84},"le-diagnostic","Le diagnostic",[17,87,88,91],{},[31,89,90],{},"Destination Unknown"," — Les mots du voyage. Les définitions : l'IA, Numericus,\nl'humain, le chaos.",[17,93,94,97],{},[31,95,96],{},"Computer World"," — Une brève histoire de l'IA. Singularité, paradoxe de la\ncréativité.",[17,99,100,103],{},[31,101,102],{},"Everybody Wants to Rule the World"," — Le monde invisible. Économie des\nsuperstars, gouvernance de la donnée, biais et fragilités.",[72,105,107],{"id":106},"le-pouvoir","Le pouvoir",[17,109,110,113],{},[31,111,112],{},"Technologic"," — Infrastructures et domination. Concentration du pouvoir,\ncapitalisme de surveillance, souveraineté numérique, féodalités numériques,\ndictature des non-élus.",[17,115,116,119],{},[31,117,118],{},"The Man Machine"," — Le fantasme du transhumaniste. Humain augmenté, guerre des\nintelligences.",[72,121,123],{"id":122},"le-vivant","Le vivant",[17,125,126,129],{},[31,127,128],{},"All Is Full of Love"," — Quand les frontières se dissolvent. Hybridation,\nanthropologie, redéfinition de l'humain.",[17,131,132,135],{},[31,133,134],{},"It's Only Mystery"," — Ce qui nous rend unique. Cerveau vivant, heuristiques,\nconscience phénoménale, corps comme interface, authenticité.",[72,137,139],{"id":138},"le-sacré","Le sacré",[17,141,142,145],{},[31,143,144],{},"Break On Through"," — Franchir le seuil. Le sacré, les héritages, les rituels\nde passage.",[17,147,148,151,152,41,154,41,156,158],{},[31,149,150],{},"Monkey Gone to Heaven"," — Mythes et récits de la transformation. Tolkien,\n",[23,153,40],{},[23,155,47],{},[23,157,51],{}," et les Stark.",[72,160,162],{"id":161},"le-chaos","Le chaos",[17,164,165,168],{},[31,166,167],{},"Heaven Knows"," — Face à l'abîme du chaos. Utopies récupérées, face sombre du\nchaos, ordre totalitaire.",[17,170,171,174],{},[31,172,173],{},"The Winner Is"," — La voie du chaos. Boucle vertueuse, revenir à l'être.",[72,176,178],{"id":177},"louverture","L'ouverture",[17,180,181,184],{},[31,182,183],{},"Good Morning Starshine"," — Les chemins du vivant numérique. Loi de la jungle\nalternative, numérique convivial, IA domestiques, économie du soin, adopter\nNumericus, le temps long.",[17,186,187,190],{},[31,188,189],{},"Gigantic"," — Fin de l'odyssée.",[12,192,194],{"id":193},"les-illustrations-sonores","Les illustrations sonores",[17,196,197,198,203],{},"Quatorze QR codes imprimés dans le livre ouvrent chacun la vidéo officielle du\nmorceau qui donne son titre au chapitre. La liste complète des trente morceaux,\ndans l'ordre de lecture, se trouve sur la page\n",[199,200,202],"a",{"href":201},"\u002Fillustrations-sonores","Illustrations sonores",".",[12,205,207],{"id":206},"où-en-est-le-livre","Où en est le livre",[17,209,210,211,214],{},"Le manuscrit est ",[31,212,213],{},"abouti"," : environ 180 à 200 pages, plusieurs relectures\nexpertes — sur les mythes et sur l'histoire de l'IA — et une correction\nprofessionnelle.",[17,216,217,218,221,222,225],{},"Il est ",[31,219,220],{},"accepté"," chez ***, et aujourd'hui en production : maquette InDesign\nen cours, illustration signée ",[31,223,224],{},"Audrey Lucido",". Le nom de l'éditeur sera annoncé\nici une fois le contrat signé.",[17,227,228],{},"La date de parution sera annoncée ici dès qu'elle sera arrêtée.",[12,230,232],{"id":231},"extrait","Extrait",[17,234,235],{},[23,236,237],{},"Prélude — New Life. Les illusions perdues.",[17,239,240,241,244,245,248,249,252,253,256,257,260,261,263],{},"Je viens des années 1980, cette décennie qui a vu émerger les ordinateurs\npersonnels, les jeux vidéo, la new wave et plus tard la techno. ",[23,242,243],{},"Welcome to a\nNew Life."," Les séries, les films annonçaient l'avènement de l'ère numérique\ncomme une réalité inéluctable. La fusion du physique et du digital dans ",[23,246,247],{},"Tron","\nétait prometteuse, notre intelligence allait être décuplée grâce à ",[23,250,251],{},"D.A.R.Y.L.",",\nl'intelligence artificielle arrivait à grands pas dans ",[23,254,255],{},"WarGames",", mais emplie\nd'amour et de poésie dans ",[23,258,259],{},"Electric Dreams"," ou ",[23,262,28],{},", quand le robot Roy\nBatty révèle son humanité :",[265,266,267],"blockquote",{},[17,268,269],{},"J'ai vu des choses que vous, humains, ne pourriez croire… Des navires de guerre\nen feu, surgissant de l'épaule d'Orion… J'ai regardé des rayons C briller dans\nl'obscurité, près de la porte de Tannhäuser… Tous ces moments se perdront dans\nle temps… comme… les larmes dans la pluie… Il est temps de mourir.",[17,271,272,273,276],{},"La science-fiction française n'était pas à la traîne non plus. L'écrivain Bernard\nLenteric sortait, en 1981, ",[23,274,275],{},"La nuit des enfants rois",", un roman dans lequel un\ninformaticien confiait ses secrets et ses blessures à Fozzy, le grand ordinateur\ncentral qu'il avait développé au fin fond des Rocheuses. Une intelligence\nartificielle faisant preuve d'empathie, avec qui il pouvait converser et\nsurmonter ses problèmes d'interactions sociales.",[17,278,279,280,283,284,288],{},"C'est cette frontière trouble qui nous obsède. Qu'est-ce qui fait de nous un être\nhumain : nos souvenirs ? nos émotions ? nos ressentis ? Dans le film ",[23,281,282],{},"Blade\nRunner",", les replicants, qui sont des répliques d'êtres humains, sont des\ncréatures artificielles dotées de souvenirs implantés. L'idée maîtresse est déjà\nprésente : ce sont ces souvenirs qui leur confèrent une profondeur, une\nintériorité. Quand l'humanoïde Roy Batty s'éteint, ses larmes dans la pluie\ndiluent ce qui nous sépare de la machine. Le film pose la question : qu'est-ce\nqui nous rend vraiment vivants ? Et vu du XXI",[285,286,287],"sup",{},"e"," siècle, il soulève\négalement celle de l'intelligence elle-même. À une époque où l'on rêvait de\nfusion tandis que le numérique se répandait comme un virus, transmutant notre\nmonde pour entrer dans la phygitalisation.",[17,290,291],{},"Aujourd'hui les mégacorporations dominent nos vies, effaçant les frontières entre\npouvoir économique et politique. Les marginaux ou replicants d'hier tentent de\npréserver une forme d'humanité. Entre les films des années 1980 et notre réalité,\nil y a brusquement des ressemblances.",{"title":293,"searchDepth":294,"depth":294,"links":295},"",2,[296,297,307,308,309],{"id":14,"depth":294,"text":15},{"id":61,"depth":294,"text":62,"children":298},[299,301,302,303,304,305,306],{"id":74,"depth":300,"text":75},3,{"id":84,"depth":300,"text":85},{"id":106,"depth":300,"text":107},{"id":122,"depth":300,"text":123},{"id":138,"depth":300,"text":139},{"id":161,"depth":300,"text":162},{"id":177,"depth":300,"text":178},{"id":193,"depth":294,"text":194},{"id":206,"depth":294,"text":207},{"id":231,"depth":294,"text":232},"\u002Fimages\u002Flivres\u002Fia-une-odyssee-humaine\u002Fcouverture.jpg","Essai à paraître. Que reste-t-il de vivant quand des systèmes peuvent écrire, raisonner et décider à notre place ? Une troisième voie entre techno-béatitude et catastrophisme.","***","md","Essai",[316,317,318,319,320,321],"\u002Fimages\u002Flivres\u002Fia-une-odyssee-humaine\u002Fdessin-1.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fia-une-odyssee-humaine\u002Fdessin-2.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fia-une-odyssee-humaine\u002Fdessin-3.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fia-une-odyssee-humaine\u002Fdessin-4.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fia-une-odyssee-humaine\u002Fdessin-5.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fia-une-odyssee-humaine\u002Fdessin-6.jpg",{},true,1,"\u002Flivres\u002Fia-une-odyssee-humaine",{"title":6,"description":311},"Rester vivant à l'ère des machines","en-cours-edition","livres\u002Fia-une-odyssee-humaine","nWIxGHM96IQUPMyB2sYHGCSuti1TMzhTMhySDjN0Y_Y",{"id":332,"title":333,"acheter":7,"annee":7,"body":334,"collection":7,"correctrice":482,"couverture":483,"description":484,"editeur":485,"editrice":7,"extension":313,"extrait":7,"genre":486,"illustrations":487,"illustratrice":372,"isbn":7,"meta":507,"navigation":323,"ordre":294,"path":508,"seo":509,"sousTitre":7,"statut":510,"stem":511,"__hash__":512},"livres\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini.md","Entre le monde et l'infini",{"type":9,"value":335,"toc":472},[336,340,345,348,351,359,362,365,367,378,385,392,396,400,415,419,432,436,443,447],[12,337,339],{"id":338},"le-recueil","Le recueil",[265,341,342],{},[17,343,344],{},"« C'est l'histoire d'un triangle entre Éros, Thanatos et moi. »",[17,346,347],{},"C'est ainsi que Stephen King aurait écrit le début de ce périple de l'adolescence\nà l'âge adulte, de la naissance au néant. Toutes les ballades sont des chansons\nd'amour et de mort, et celle-ci n'y fait pas exception.",[17,349,350],{},"Elle est un voyage intérieur au sein de nos pulsions primaires Éros et Thanatos,\nnos « dieualités », dans une odyssée poétique qui s'étend des rives sacrées du\nGange jusqu'au vide absolu du néant.",[17,352,353,354,358],{},"De Bob Marley à Jim Morrison, de Lilith à Lycia, ce récit onirique ponctué de\nréférences connues ou à découvrir navigue « entre le flot sanguin et\nl'éternité ",[355,356,357],"span",{},"…",", entre le monde et l'infini ».",[17,360,361],{},"Chaque poème de ce recueil est une invitation à chercher la beauté dans la\ndouleur, l'amour dans la perte, la lumière dans les ténèbres. Ils offrent un\nregard vers des mondes intérieurs, reflets de nos luttes intimes entre le désir\nde vivre et l'acceptation de notre finitude.",[17,363,364],{},"Que ce texte, peuplé de monstres et de sorcières, de dieux et de démons, soit\npour toi, lecteur, à la fois un compagnon qui te défie et te console dans les\nabysses de ton âme, et un guide dans ta propre traversée des joies et des peines\nde la vie, où résonnent à la fois la liberté, l'espoir, la peur des ténèbres et\nle désespoir. Qu'il t'accompagne doucement, de l'aube de l'existence à son\ncrépuscule, entre Éros et Thanatos, dans la danse éternelle de la vie et de la\nmort.",[12,366,15],{"id":14},[17,368,369,370,373,374,377],{},"Les illustrations sont signées ",[31,371,372],{},"Fiona P. Murphy",", la correction ",[31,375,376],{},"Elvire\nPierre Bonemine",". Chaque poème avance vers son illustration, et chaque\nillustration répond au poème : le trait sombre et fantastique de Fiona P. Murphy\nne décore pas les textes, il les prolonge.",[17,379,380,381,203],{},"Sur leur travail et leur parcours, voir la page\n",[199,382,384],{"href":383},"\u002Fcollaborations","Collaborations",[17,386,387,388,391],{},"Le recueil paraît aux ",[31,389,390],{},"Éditions ETSIK"," (9 rue des Colonnes, 75002 Paris).",[12,393,395],{"id":394},"extraits","Extraits",[72,397,399],{"id":398},"sur-les-rives-du-gange","Sur les rives du Gange",[401,402,405,406,409,412],"div",{"className":403},[404],"poeme","\nIl y a bien longtemps sur les rives du Gange\nQue cette légende cette douce berceuse\nSe répète sans cesse, une histoire délicieuse\nDivine mélodie ou sublime louange\n",[17,407,408],{},"Au Kenya aussi ce doux récit d'échange\nSe transmet en silence et en sourires gênés\nOn nous dit qu'il suffit de signes dessinés\nPour que s'accomplisse ce miracle des langes",[17,410,411],{},"La substitution d'un bébé par un ange\nTour de magie ou coup de génie ou d'éclair\nPour que sur terre un peu de divin nous éclaire",[17,413,414],{},"Je sais qu'en secret hier au-delà des faubourgs\nCe miracle eut lieu un chérubin vit le jour\nQuand le ciel s'éclaira d'une lumière étrange",[72,416,418],{"id":417},"merlin","Merlin",[401,420,422,423,426,429],{"className":421},[404],"\n« Là où il y a du feu il y a un peu du diable »\ndisait Merlin à ses suivants\nDis-moi l'Enchanteur que disait ton cœur\nquand au mitan de la forêt\nil croisa Viviane la femme fée ?\n",[17,424,425],{},"As-tu pour elle perdu les pouvoirs\nque t'avait donnés le prince des ténèbres\nEt quand ton corps à la vue de Viviane est secoué d'élan\nne regrettes-tu pas de n'être pas un simple vivant ?",[17,427,428],{},"Dis-moi Merlin pourquoi Arthur a succombé par l'épée ?\nDis-moi toi le Pur pourquoi la race des chevaliers a disparu\ndans un gouffre sans fin par une nuit sans lune ?",[17,430,431],{},"Dieu règne au ciel\nTon père en enfer\nMerlin tu es sur terre\nBrocéliande est ton royaume\nReviens nous voir de temps en temps\non a besoin de tes talents",[72,433,435],{"id":434},"laquoiboniste","L'Aquoiboniste",[401,437,439,440],{"className":438},[404],"\nJe rends à Dieu et au Temps\nce que je leur ai volé\net je donne à tous les enfants\nl'espoir de l'éternité\nJe garde pour Dieu et ses femmes\nma haine des écrits bibliques\nAu diable l'amour\nje prends les hommes pour cible\n",[17,441,442],{},"L'espace se recompose et se détruit sous mes yeux\nJ'irai embraser vos tombes\npour voir le feu libérer des ombres\nQu'importe mon sort où j'irai quand je serai mort\nl'enfer c'est maintenant, le supplice d'être vivant\nJe crie à qui veut l'entendre que l'homme n'est qu'un con\nJe prie pour les déserteurs au cœur tendre\nqui sont restés dignes de leur nom\nJe penche facilement pour les théories pacifistes\nJe crois qu'il est aisé de tuer, le cul dans un fauteuil de ministre\nEt j'ai longtemps cherché\net je cherche toujours\nà être et à paraître comme cet aquoiboniste\nau regard un peu triste\nEt puis merde\nallez tous vous faire foutre avec vos conneries\nl'école, le service, le travail, l'hospice\net après les funérailles en conclusion\nd'une vie de con\nRequiem",[72,444,446],{"id":445},"les-enfants-dhiroshima","Les Enfants d'Hiroshima",[401,448,450,451,454,457,460,463,466,469],{"className":449},[404],"\nCette nuit les Enfants d'Hiroshima\nont hurlé dans mon crâne\ndans les méandres de mon âme\ntraçant des lésions fatales\n",[17,452,453],{},"J'entends encore leurs voix\nje vois encore leurs mains\ndéchiquetées brûlées\nqui désespérément se tendent\ndepuis un profond néant",[17,455,456],{},"Ce cauchemar de folie\ntoujours revient hanter mes nuits\nDes Enfants ont crié\npar une chaude journée d'été\nUn dieu qui avait mal aux yeux\nles a laissés dans le feu\nau détour d'une guerre\nmenée par leurs pères",[17,458,459],{},"Ces visions de mort\nétreignent encore mon corps\nLa peur d'un retour à Hiroshima\nne s'effacera pas",[17,461,462],{},"Quelque part dans la nuit\nrésonnent encore des bruits de bottes\nDes visages masqués\ndes hordes de sauvages m'envahissent\nLeurs images me poursuivent\npour moi a sonné le glas\nMon âme s'effondrera\nMon corps a survécu\nà l'explosion de métal\nmon cerveau se meurt\nrongé par le mal",[17,464,465],{},"Cette nuit\npour les Enfants sans toit\nj'ai invoqué Gaïa la Terre\nQuand verrai-je un monde de félicité\nun monde où naîtront des Enfants\nfiers de leurs parents",[17,467,468],{},"Tu es mon fils\nPorteur de mon message de détresse\nMoi je m'éteindrai terrassé à jamais\ntoi tu peux encore espérer\nun monde plus beau et majestueux\noù vivront des Enfants heureux\nSauvons les Enfants\nDonnons-leur un peu d'amour\nEux seuls peuvent faire de ce monde\nau passé jonché de cadavres\nun merveilleux havre de paix",[17,470,471],{},"Que jamais non jamais\non ne remarche sur nos pas\nsur les traces d'Hiroshima",{"title":293,"searchDepth":294,"depth":294,"links":473},[474,475,476],{"id":338,"depth":294,"text":339},{"id":14,"depth":294,"text":15},{"id":394,"depth":294,"text":395,"children":477},[478,479,480,481],{"id":398,"depth":300,"text":399},{"id":417,"depth":300,"text":418},{"id":434,"depth":300,"text":435},{"id":445,"depth":300,"text":446},"Elvire Pierre Bonemine","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002Fcouverture.jpg","Recueil de poésie publié chez ETSIK, illustré par Fiona P. Murphy.","ETSIK","Recueil de poésie",[488,489,490,491,492,493,494,495,496,497,498,499,500,501,502,503,504,505,506],"\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F001.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F002.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F01.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F02.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F03.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F04.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F05.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F06.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F07.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F08.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F09.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F10.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F11.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F12.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F13.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F14.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F15.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F16.jpg","\u002Fimages\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini\u002F18.jpg",{},"\u002Flivres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini",{"title":333,"description":484},"edite","livres\u002Fentre-le-monde-et-l-infini","H8gwMofrIts3gq0Yl5bvf40Q2-s3rJwjDt8l3Ht1Nqo",{"id":514,"title":515,"acheter":7,"annee":7,"body":516,"collection":7,"correctrice":7,"couverture":7,"description":637,"editeur":7,"editrice":7,"extension":313,"extrait":7,"genre":638,"illustrations":639,"illustratrice":7,"isbn":7,"meta":640,"navigation":323,"ordre":300,"path":641,"seo":642,"sousTitre":7,"statut":643,"stem":644,"__hash__":645},"livres\u002Flivres\u002Fen-cours-d-ecriture.md","Le bar des damnés",{"type":9,"value":517,"toc":632},[518,522,525,528,531,535,540,550,558,560,563,566,569,572,575,578,581,584,587,590,593,596,599,602,605,608,611,614,617,620,623,626,629],[12,519,521],{"id":520},"le-roman","Le roman",[17,523,524],{},"Le Bar des damnés ouvre tous les soirs au bout d'une rue sans nom, quinze rue\nLavoisier. On y boit, on y parie, et de temps en temps un homme ne se relève pas.\nLa musique repart, le corps disparaît dans la clameur, la soirée continue.",[17,526,527],{},"Keny a dix-sept ans. Trois mois plus tôt, on a retrouvé son grand frère mort\ndevant ce bar. Elle y entre pour travailler, et parce qu'elle veut savoir. Elle y\ntrouve Omar, qui prend les paris et calcule les risques à un pour cent près ;\nBeatriz, qui connaît tout le monde et ne sauve personne ; Emma et Julie, les\npatronnes, qui ont déjà décidé une fois ce que valait une vie contre un chiffre\nd'affaires. Personne ne lui demande d'où elle vient. On lui apprend à lire la\nsalle avant de lui apprendre à lire les poings.",[17,529,530],{},"Il n'y aura ni châtiment ni rédemption. Seulement des gens qui s'arrangent, et\nune gamine qui finit par ne plus trouver le moment où elle aurait pu dire non.",[12,532,534],{"id":533},"en-chantier","En chantier",[17,536,537,539],{},[31,538,515],{}," est un titre de travail : il peut encore changer d'ici la\npublication.",[17,541,542,543,546,547,549],{},"C'est le troisième versant d'une même obsession, après la poésie de ",[23,544,545],{},"Entre le\nmonde et l'infini"," et l'essai de ",[23,548,6],{}," : comprendre comment\non tient debout quand tout s'organise pour qu'on ne tienne pas.",[17,551,552,553,557],{},"Il en sera question ici, et dans les ",[199,554,556],{"href":555},"\u002Farticles","articles",", à mesure qu'il prend\nforme.",[12,559,232],{"id":231},[17,561,562],{},"Un bruit sourd de basses montait avant même qu'on voie quoi que ce soit. Une\nnappe bleu pétrole découpait des flaques d'eau sur le bitume.",[17,564,565],{},"Les voitures passaient devant, trop vite pour la limitation, phares allumés,\nroues chromées qui accrochaient la lumière. Sur l'asphalte, les reflets des\njantes clignotaient par à-coups, comme un manège de miroirs maladifs.",[17,567,568],{},"C'est dans ces éclats-là qu'on commençait à remarquer les chaussures. De la\ndroite débarquaient des Doc Martens aux lacets blancs. En face, d'autres semelles\népaisses, lacets jaunes, avançaient dans leur direction. On aurait juré que les\ndeux groupes allaient se rentrer dedans, mais non : ils se frôlaient, se\njaugeaient d'un coup d'œil, et glissaient ensemble vers le parking sans un mot\nplus haut que l'autre.",[17,570,571],{},"Et l'étrange ballet continuait. Des baskets blanches encore propres, lacets\nfluo. Des Air Max défoncées, lacets noirs. Des Timberland miel, lacets jaunes\nnoués bien serrés. Des talons trop fins pour ces trottoirs. À chaque passage, le\nson se mélangeait un peu plus : talons qui claquent, semelles qui collent, basses\nqui vibrent sous la chaussée.",[17,573,574],{},"Ces drapeaux de rue — lacets en double nœud, verts sur un modèle précis de\nbasket, rangers rouges serrées en petit bloc compact — disaient tout de ceux qui\nles portaient. Ils marquaient les gangs, les crews, les appartenances. En plein\njour, au premier accrochage, ces codes suffisaient à déclencher une embrouille.\nIci, ce soir, ils traversaient le même couloir de lumière sans se sauter à la\ngorge.",[17,576,577],{},"Puis un bruit de moteur se détacha du fond sonore, plus feutré, plus cher. Les\nphares de la grosse cylindrée glissèrent sur l'asphalte en ralentissant. Ils\ndécoupaient les chaussures de leur faisceau, gommant les couleurs des lacets à\nleur passage.",[17,579,580],{},"Les semelles s'écartèrent d'elles-mêmes, comme repoussées par une vague\ninvisible. Là où il y avait un désordre de pas, un couloir se creusa, net, sans\nqu'on ait besoin de crier.",[17,582,583],{},"Les pneus se stoppèrent devant l'entrée VIP. La portière s'ouvrit.",[17,585,586],{},"Une paire de Viberg noires descendit d'abord, suivie d'un pantalon sombre, en\ndehors des codes couleur. Une deuxième jambe sortit. Les chaussures touchèrent le\nsol. Elles restèrent un instant immobiles, au milieu du couloir que les autres\ncorps avaient laissé.",[17,588,589],{},"La musique gagna en volume. Les basses devinrent presque physiques.",[17,591,592],{},"Une main ferme referma la portière : doigts longs, effilés, quelques bagues,\naucun tremblement. La personne se redressa, visage protégé par la visière d'une\ncasquette qui le laissait partiellement dans la pénombre. On devinait seulement\nun profil féminin, une bouche qui ne souriait pas, et des yeux qui balayaient le\nparking en un seul mouvement, comme s'ils prenaient la température de la nuit. Il\nn'y avait pas de signe distinctif évident, juste cette manière d'être là, au\ncentre du chaos, sans jamais se faire bousculer.",[17,594,595],{},"Ceux qui la reconnaissaient ne disaient rien. Les autres sentaient confusément\nqu'il valait mieux ne pas tester la gravité autour d'elle.",[17,597,598],{},"Elle se dirigea vers l'entrée sans presser le pas. Elle allait franchir le seuil\nquand quelque chose, dehors, accrocha son regard. Un détail. Un déplacement\nd'air. Elle se retourna à peine, un infime pivot de tête vers l'autre côté de la\nrue.",[17,600,601],{},"Sous un lampadaire, une silhouette immobile, capuche, mains dans les poches.\nJuste une gamine, visiblement trop jeune pour être là. Mais elle ne regardait ni\nla musique, ni la file. Elle fixait la porte comme on fixe un trou dans la glace.",[17,603,604],{},"La femme à la casquette resta une seconde en suspens. Son regard glissa de la\ngamine aux videurs. L'un d'eux sentit le mouvement avant même qu'elle ne parle.\nElle s'approcha, lui posa simplement la main sur l'épaule, une pression légère,\net inclina la tête du côté de la rue, à peine.",[17,606,607],{},"— Si elle veut entrer, ce soir, tu ne l'as pas vue.",[17,609,610],{},"Sa voix ne portait pas, mais le ton ne laissait pas place à la discussion. Le\nvideur hocha une fois la tête. Elle lâcha l'épaule, disparut dans la lumière\nbleue là d'où venaient les basses.",[17,612,613],{},"Dehors, sur le parking, le monde de la nuit reprit son cours.",[17,615,616],{},"Les deux videurs, oreillettes, doudounes noires, filtraient le flux. Ils ne\nparlaient presque pas. Ils regardaient. De haut en bas, en une seconde. Il y\navait dans leurs gestes une précision un peu trop calme, une vigilance qui ne\nfaiblissait pas. Ils donnaient l'impression de voir venir les embrouilles un pas\navant qu'elles ne commencent.",[17,618,619],{},"Les conversations baissaient d'un ton à leur hauteur. Deux groupes aux lacets\nopposés se croisèrent près de la barrière ; un instant, les épaules se frôlèrent,\nles regards s'accrochèrent. L'un des videurs tourna légèrement la tête. Rien de\nspectaculaire, juste un déplacement infime du poids du corps. Ça suffit. Les deux\ngroupes se décalèrent, chacun de son côté, comme si de rien n'était. Et la\ndiscussion reprit.",[17,621,622],{},"À gauche, la porte « tout venant » : une file qui s'étirait, fumeurs, couples,\ncrews qui rigolaient trop fort pour se donner du courage. À droite, un petit sas\nlatéral : pas de queue, juste des silhouettes mieux habillées, ou carrément en\nsurvêt de marque, qui arrivaient en voiture, s'arrêtaient trois secondes,\nserraient des mains, disparaissaient à l'intérieur. Ils venaient « s'encanailler\nen banlieue » avant de remonter en ville.",[17,624,625],{},"La façade du bar n'affichait pas vraiment son nom. Une enseigne fatiguée, un néon\nqui grésillait. La lumière bleue qu'il projetait sur le trottoir donnait cette\ncouleur pétrole aux visages, creusait les pommettes, avalait les yeux.",[17,627,628],{},"La musique, quelque chose à la Chinese Man, nappes et scratches, se mélangeait\naux bribes de voix, aux éclats de rire, aux aboiements lointains d'un chien. On\nn'était pas encore dans un film de guerre urbaine, mais on sentait bien qu'il\nsuffirait de peu pour que le parking devienne une ligne de front. Ici pourtant,\nce soir comme les autres, tout le monde tenait sa laisse invisible.",[17,630,631],{},"De l'autre côté de la rue, immobile, quelqu'un observait ce chaos. Capuche\nremontée, mains dans les poches.",{"title":293,"searchDepth":294,"depth":294,"links":633},[634,635,636],{"id":520,"depth":294,"text":521},{"id":533,"depth":294,"text":534},{"id":231,"depth":294,"text":232},"Roman en cours d'écriture. Titre de travail. Keny a dix-sept ans et entre travailler dans le bar où son grand frère est mort. Ni châtiment ni rédemption : des gens qui s'arrangent.","Roman",[],{},"\u002Flivres\u002Fen-cours-d-ecriture",{"title":515,"description":637},"en-cours-ecriture","livres\u002Fen-cours-d-ecriture","ur7w-opbeEqEaLMvUdBhwqoT9FItwiSsgwH3dtqoawc",[647,722,826],{"id":648,"title":649,"body":650,"brouillon":710,"date":7,"description":711,"extension":313,"image":712,"imageAlt":713,"meta":714,"navigation":323,"path":715,"seo":716,"stem":717,"tags":718,"__hash__":721},"articles\u002Farticles\u002Fa-l-autre-bout-des-fleurs.md","À l’autre bout des fleurs",{"type":9,"value":651,"toc":707},[652,655,658,671,683,695],[17,653,654],{},"Ce texte est littéralement post-mortem : il retrace ce que j’ai vécu à la mort de\nmon père. J’y ai laissé entrer un peu de\nmacabre, et je tiens à la chute, qui fait tenir ensemble l’horreur et ce que\nj’éprouve devant sa tombe. Toujours nihiliste, on ne change pas.",[12,656,649],{"id":657},"à-lautre-bout-des-fleurs",[17,659,660,661,664,665,667,668,670],{},"Cela avait commencé par l’arrêt soudain du métronome,",[662,663],"br",{},"\nUne main doucement avait stoppé la course du temps,",[662,666],{},"\nFigeant alors le moment dans un infini présent,",[662,669],{},"\nLaissant les aiguilles orphelines et aphones.",[17,672,673,674,676,677,679,680,682],{},"Le souffle un temps suspendu dans son vol,",[662,675],{},"\nS’était éteint, laissant s’étendre le silence,",[662,678],{},"\nRévélant l’immensité du vide de l’absence,",[662,681],{},"\nQuand l’âme lassée avait pris son envol.",[17,684,685,686,688,689,691,692,694],{},"Plus rien ne restait, une enveloppe allongée,",[662,687],{},"\nUn maudit artefact dénué de charme,",[662,690],{},"\nUne carcasse osseuse qui n’avait plus d’âme,",[662,693],{},"\nUne photo figée sur une étagère bien rangée.",[17,696,697,698,700,701,703,704,706],{},"Aujourd’hui les fleurs sur ma tombe s’éternisent,",[662,699],{},"\nElles résistent au temps et me méprisent,",[662,702],{},"\nTandis qu’elles se dressent toujours face au vent,",[662,705],{},"\nÀ l’autre bout des fleurs, je nourris les vers lentement.",{"title":293,"searchDepth":294,"depth":294,"links":708},[709],{"id":657,"depth":294,"text":649},false,"Un poème écrit après la mort de mon père. Le métronome qui s’arrête, l’enveloppe vide, et les fleurs qui, elles, résistent au temps.","\u002Fimages\u002Farticles\u002Fa-l-autre-bout-des-fleurs.jpg","Une fleur rouge poussant seule dans la terre sombre, sous un rai de lumière",{},"\u002Farticles\u002Fa-l-autre-bout-des-fleurs",{"title":649,"description":711},"articles\u002Fa-l-autre-bout-des-fleurs",[719,720],"Poésie","Intime","FSt4-Zz6bV3LYTvZuWRvPC7vezcdU74g3t1GNrpkyXo",{"id":723,"title":724,"body":725,"brouillon":710,"date":7,"description":815,"extension":313,"image":816,"imageAlt":817,"meta":818,"navigation":323,"path":819,"seo":820,"stem":821,"tags":822,"__hash__":825},"articles\u002Farticles\u002Fdame-liberte.md","Dame Liberté",{"type":9,"value":726,"toc":812},[727,730,733,736,739,742,745,752,755,758,761,764,776,788,800],[17,728,729],{},"J’aurais aimé dire que la liberté démarre toujours ainsi.",[17,731,732],{},"Ce samedi 2 novembre, une jeune femme iranienne a parcouru les rues de Téhéran\npour marquer son refus de la soumission et de l’oppression. Devant l’université\nislamique Azad, pieds nus sur le bitume, elle avance, ventre découvert et bras\ncroisés sur la poitrine, une image qui a parcouru le monde en quelques heures.\nCet acte de protestation est une réponse aux miliciens des Gardiens de la\nrévolution.",[17,734,735],{},"L’étudiante a été arrêtée, battue, et jetée dans une voiture par des hommes.\nInconnue à ce jour, elle est un cri de liberté dans un pays qui interdit toute\nexpression.",[17,737,738],{},"Au-delà de l’urgence humanitaire, la marche de cette jeune femme est un symbole\nuniversel. Elle incarne une lutte qui traverse les frontières, rejoint diverses\nfigures mythiques.",[17,740,741],{},"En Occident, des symboles forts de rébellion jalonnent l’histoire, des figures\nmythologiques aux icônes modernes.\nLilith, première femme à refuser la soumission, incarne la liberté féminine et la\nlumière de l’indépendance.\nLucifer, porteur de lumière, choisit la révolte face à une autorité, en quête\nd’une liberté.\nProméthée, figure de la Grèce antique, vole le feu aux dieux pour l’offrir aux\nhommes, un sacrifice pour partager la connaissance.",[17,743,744],{},"Chacune de ces figures a payé un prix : bannie, déchu, puni. Comme tant d’autres\nicônes modernes. En Corée du Nord, les voix dissidentes se taisent, étouffées. En\nRussie, les Pussy Riot ont chanté contre le pouvoir pour finir en prison.",[17,746,747,748,751],{},"Il y a des exceptions. Des icônes qui triomphent. Aux États-Unis, la culture\npopulaire nous offre un modèle plus lumineux et accessible. La princesse Leia,\nhéroïne de ",[23,749,750],{},"Star Wars",", est une image moderne de la liberté : elle incarne une\nrésistance sans relâche contre la tyrannie et son combat devient symbole\nd’espoir.",[17,753,754],{},"Mais au pays de l’Oncle Sam, on craint aussi que cela ne vacille. La statue de la\nLiberté elle-même, qui accueille les exilés, voit sa flamme menacée. Les valeurs\nd’ouverture et de refuge qu’elle représente sont confrontées à des vents\ncontraires, comme si cette lumière risquait aussi de s’éteindre.",[17,756,757],{},"Nous ne pouvons peut-être pas faire grand-chose. Mais à notre échelle, faisons en\nsorte que la flamme de la liberté continue de brûler.",[17,759,760],{},"C’est dans ce sens que j’ai écrit ce texte :",[12,762,724],{"id":763},"dame-liberté",[17,765,766,767,769,770,772,773,775],{},"Suivant ta lumière, nous fuyons Babylone,",[662,768],{},"\nTu es la Dame montrant le sens de l’espoir,",[662,771],{},"\nCelle qu’on suit dans l’obscurité de l’histoire,",[662,774],{},"\nLa voie de lumière à emprunter pour les hommes.",[17,777,778,779,781,782,784,785,787],{},"Les migrants sont guidés par cet immense phare,",[662,780],{},"\nLa Miss Liberty qui tient sa torche allumée,",[662,783],{},"\nEn Mésopotamie, berceau où tu es née,",[662,786],{},"\nTu es à la tête d’une armée de bâtards.",[17,789,790,791,793,794,796,797,799],{},"Tu es la première dans la mythologie",[662,792],{},"\nÀ refuser la soumission à la loi.",[662,795],{},"\nLa liberté est ton nom, ton credo, ta foi.",[662,798],{},"\nPour elle tu fus bannie du divin logis.",[17,801,802,803,805,806,808,809,811],{},"À ce jour, toi seule as le droit humain tacite",[662,804],{},"\nDe porter ce nom échoué du paradis,",[662,807],{},"\nDerrière lequel se regroupent tes ami·e·s,",[662,810],{},"\nIci-bas, nous sommes derrière toi, Lilith.",{"title":293,"searchDepth":294,"depth":294,"links":813},[814],{"id":763,"depth":294,"text":724},"Une étudiante iranienne marche pieds nus devant l’université Azad. De Lilith à Prométhée, ce que coûte le refus — suivi d’un poème, Dame Liberté.","\u002Fimages\u002Farticles\u002Fdame-liberte.jpg","Dessin : une femme court vers une arche marquée « Freedom », poursuivie par un homme en noir",{},"\u002Farticles\u002Fdame-liberte",{"title":724,"description":815},"articles\u002Fdame-liberte",[719,823,824],"Féminisme","Politique","ooQu8YZXgFpad4tzDIiHn5DklaLJO6kFa3rwWL-ULaM",{"id":827,"title":828,"body":829,"brouillon":710,"date":7,"description":855,"extension":313,"image":856,"imageAlt":857,"meta":858,"navigation":323,"path":859,"seo":860,"stem":861,"tags":862,"__hash__":865},"articles\u002Farticles\u002Fgaladriel-une-icare-moderne.md","Galadriel, une Icare moderne",{"type":9,"value":830,"toc":853},[831,838,841,844,847,850],[17,832,833,834,837],{},"Je viens de finir ",[23,835,836],{},"Les Anneaux de Pouvoir",", la série, et j’ai honte de l’avouer,\nmais j’adore le personnage de Galadriel. Je dirais même que j’ai été fasciné par\nelle. Elle a de l’éclat, de l’audace, elle est conquérante. C’est une héroïne qui\ncapte toute la lumière par sa chevelure, son armure ; elle avance, parfois seule\nen tête, brisant les lignes et les codes, entière et refusant tout compromis.\nC’est fascinant de la voir défier tout le monde, tout le temps, prête à imposer\nsa vision.\nJ’adore cette insolence.",[17,839,840],{},"Ce qui l’anime dépasse la simple quête héroïque ; elle est en quête d’une\nvalidation éternelle. Elle marche seule, d’une vaillance intransigeante, refusant\nle moindre fléchissement. Galadriel, c’est le miroir de notre propre flamme :\nelle a cette obsession de prouver sa valeur, et cela résonne avec notre époque,\nnotre volonté incessante de publier sur LinkedIn pour prouver nos compétences\n(hé oui), de se mettre en avant sans cesse sur les réseaux pour se démarquer,\npour capter l’attention par un like, un nombre de vues, des impressions. Cette\npart de nous qui veut exister sous le regard des autres, où l’identité devient\nune performance.",[17,842,843],{},"Et que nous apprend-elle, Galadriel ? Elle nous rappelle que, même dans les plus\nbelles intentions, le besoin de validation personnelle peut rendre aveugle.",[17,845,846],{},"À l’opposé, Elrond reste dans l’ombre, travaillant dans les mines main dans la\nmain avec les nains. Galadriel, elle, fait preuve d’audace, et sans prétendre\nvouloir briller, elle cherche SA vengeance, au mépris du péril, mettant dès les\npremières scènes de la série la vie de ceux qui la suivent en danger.",[17,848,849],{},"Galadriel est un mythe moderne, une Icare qui s’élance vers la lumière, en quête\nde cette reconnaissance qui peut détruire autant qu’elle élève. Elle incarne\ncette obsession qui nous pousse à nous approcher de la gloire, parfois à\nn’importe quel prix, nous rappelant que, dans notre propre quête de validation,\nnous sommes peut-être plus semblables à elle que nous le voudrions.",[17,851,852],{},"Alors oui, j’adore Galadriel. Mais je me sens coupable. Si je parais empathique\net altruiste, il est bon de constater qu’en plongeant en moi, j’admire cet\nindividualisme conquérant. Ce n’est pas gagné :)\nIl est temps de se regarder dans le miroir, de descendre dans sa grotte, comme\njadis, il y a bien longtemps, dans une lointaine galaxie, sur la planète Dagobah,\nLuke affronta lui-même l’épreuve du miroir. Mais là, on part sur un autre mythe.",{"title":293,"searchDepth":294,"depth":294,"links":854},[],"J’admire son insolence conquérante, et ça me gêne. 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